Afrique de l’Ouest : Les plaintes pour cybercriminalité passent de 940 à 2182, entre 2013 et 2015

De 2013 à 2015, l’Afrique de l’Ouest a connu une forte hausse des plaintes pour cybercriminalité. D’après les chiffres des Eléments français au Sénégal (EFS), elles sont passées de  940 à 2182, en seulement deux ans. Selon le capitaine Jean Ly Siou Ching-Kerneis (sur la photo), officier dans les EFS, l ’Afrique de l’Ouest connait un éventail d’attaques de plus en plus large. « Les cyber criminels deviennent plus ambitieux et les internautes sont victime d’arnaques sur le plan sentimental et souvent aussi sur le domaine familial à savoir les héritages, par exemple », a-t-il dit, lors du panel : « Quelle cyber sécurité pour accompagner l’essor des plateformes africaines des services financiers ? », tenu ce 13 mai 2018, à Dakar, dans le sillage du Security day, tenu, à Dakar, ce 14 mai 2018, à Dakar, dans le sillage du Security day (14-15 mai 2018). Pour ce spécialiste de la cybercriminalité, de grandes entreprises telles que la Poste ou la Cbeao ont pris leur part de ce fléau. Parmi les types de criminels, il cite les Yahoo boys, « considérés comme les arnaqueurs traditionnels du fait qu’ils opéraient historiquement sur Yahoo, et aujourd’hui sur les réseaux sociaux les plus populaires.» Le SCAM 419 ou arnaque nigériane, très répandue sur Internet, en est un parfait exemple. Les anciens Yahoo boys devenus barons de la cybercriminalité recrutent et forment des novices, souvent des diplômés sans emploi. Ainsi, utilisent-ils des outils plus sophistiqués à savoir les Key logger (enregistreuse de frappe), les RAT (Remote Access Tools), les cryptopockers ou rançongiciels, qui consistent à bloquer des disques durs et à demander une rançon. Par conséquent, on assiste à une hausse considérable des plaintes. Voir le diagramme ci-dessous.

Abdou Kamara (Stagiaire)

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