Capital-risque : Plus d’un milliard de dollars escomptés d’ici 2020

En Afrique, l’accès au financement constitue un obstacle récurent qui se dresse sur le chemin des startups et autres PME. Qu’à cela ne tienne ! Plus d’un milliard de dollars de fonds d’investissements en capital-risque sont attendus dans le secteur des technologies numériques à l’horizon 2020. Avec le fort taux de pénétration du téléphone sur le continent, les fintechs et autres solutions technologiques dans les domaines de la santé, l’éducation, l’énergie, etc. se sont développées.

Cette vigueur entrepreneuriale dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) ne se reflète pas sur l’accompagnement et le soutien financiers encore timides des jeunes pousses africaines, comparé aux autres parties du monde.

Bien que sans commune mesure avec les grosses sommes levées par les startups hors du continent, l’Afrique enregistre des progrès dans le domaine du financement en capital risque. En 2017, les fonds levés par les jeunes pousses africaines ont connu une hausse, atteignant 560 millions de dollars contre 367 millions de dollars en 2016.

Cependant, une grande partie de ce financement a été concentrée dans un petit nombre de pays : l’Afrique du Sud (environ 160 millions de dollars), le Kenya (environ 147 millions de dollars) et le Nigeria (environ 115 millions de dollars). Les startups de ces pays sont également les seules à avoir reçu plus de 50 millions de dollars en fonds de démarrage. Parmi les investisseurs en capital-risque figurent Partech Ventures, Orange Ventures, XSLM, en Afrique centrale, entre autres. C’est le secteur des technologies financières qui s’est taillé la part du lion. En 2017, 33 % de l’ensemble des fonds levés sont allés à la Fintech ; ce nombre étant passé à 40 % en 2018.

La concentration sur les startups de la fintech constitue ainsi une prise de conscience évidente par les investisseurs du potentiel inhérent à l‘espace des services financiers qui reste à explorer. E avec le développement de la téléphonie mobile, l’inclusion financière semble sur la bonne voie, en Afrique.

Hawa THIAM

Related posts

Leave a Comment