Développement local : Des acteurs préconisent l’apport du numérique

A n’en pas douter, le numérique constitue un moteur important du développement. Lors du forum de la Plateforme pour l’appui de la décentralisation et le développement local en Afrique francophone (Padel Afrique), des chercheurs et des spécialistes ont préconisé son usage dans la gestion des affaires des collectivités locales.

A l’heure du tout numérique ou presque, les collectivités locales ne doivent être en reste pour mieux servir leurs habitants. C’est ce qu’a compris la Padel en organisant un forum, le 28 mars 2018, à Dakar, sur le thème : « Outil numérique et développement local». Premier événement de ce genre organisé par la Padel, la rencontre s’est tenue sous forme de deux panels avec comme dénominateur commun l’outil digital au service des entités locales. En effet, selon M. Doudou Sow (voir photo), président de la Padel, « le numérique représente aujourd’hui un des principaux moteurs du développement en Afrique » et sa « contribution à la croissance du PIB » est indéniable. Au Sénégal, elle est de 8, 7%. « C’est pourquoi, les gouvernants se sont engagés dans l’intensification de l’aménagement numérique du territoire », a ajouté M. Lansana Gagny Sakho. Présent au forum, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) co-animait le panel « Outil numérique et facilitation des investissements étrangers. Une occasion saisie par Mame Cafa Sall du Centre africain de veille et d’intelligence économique (Cavie) par souligner l’absence trop souvent de données fiables, disponibles ou actualisées pour des investisseurs. Grâce à l’apport du numérique, cette situation devrait changer pour le développement socioéconomique des collectivités locales, si l’on en croit M. Sène, fondateur du cabinet Wiss Africa. « L’information constitue un denrée importante pour les investisseurs comme pour les populations locales. » En effet, dans l’administration des collectivités locales, il est devenu nécessaire de procéder à la digitalisation des services. Le maire de Ndiob ne dit pas le contraire. Selon M. Omar Bâ, par ailleurs secrétaire permanent de l’Association des maires du Sénégal, « le numérique participe de la bonne gouvernance et la transparence, puisque les administrés auront un accès public aux informations concernant leur collectivité et les actions menées celle-ci. » De plus, a-t-il ajouté, « la géolocalisation, par exemple, faciliterait grandement l’identification et le lotissement des terres, la collecte des patentes, entre autres. » Ce forum de la Padel, qui lançait ainsi ses activités, a été organisé en partenariat avec le ministère de la Gouvernance territoriale, du développement et de l’aménagement du territoire.

Hawa THIAM

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