Elections-Afrique : Les journalistes plus influents que les hommes politiques sur Twitter

Tout les hommes politiques ne sont pas Donald Trump. Comparé à ses homologues du monde, le président des Etats-Unis est le champion toutes catégories de la twittosphère. En Afrique, la donne est tout autre. Les hommes politiques sont de réels has been, s’agissant de l’usage du réseau social à l’oiseau bleu. Les rares qui s’y manifestent n’émettent pas de gazouillis audibles pour leurs destinataires.

Contrairement à ce que l’on pouvait penser, même en période électorale, leurs twittes n’ont presque aucune influence sur le choix des électeurs. Comparés aux journalistes, par exemple, leur portée est quasi nulle sur Twitter.

D’après une enquête datée de juillet 2018 et menée par Portland, « les hommes politiques et les partis politiques représentent moins de 10% d’influence dans 9 des 10 élections analysées. Ils ne pas les principaux moteurs des conversations dans leur pays. Les journalistes locaux et les organes de presse ayant une influence supérieure. »

L’agence de conseil politique et de relations publiques créée en 2001 par Tim Allan, ancien conseiller de Tony Blair, cite à ce titre l’exemple du Kenya où le nombre d’hommes politiques ayant influencé une discussion sur Twitter a doublé entre le premier et le second tour, sans pour autant atteindre 10%. Au Sénégal, ce n’est guère mieux : « aucun homme politique n’a été identifié parmi les comptes influenceurs », peut-on lire dans le rapport.

Intitulée « How Africa Tweets » (Comment twitte l’Afrique, en français), l’enquête a été menée dans dix pays africains, entre juin 2017 et mars 2018. Les équipes de Portland ont analysé des milliers de comptes Twitter, via la plateforme d’analyse des réseaux sociaux, Sysomos, afin de déterminer le lieu et la profession des voix les plus influentes lors de conversations sur Twitter, dans le contexte de dix élections africaines récentes.

Hawa THIAM

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