eSanté : LifeBank, la startup qui résout le problème de la pénurie de sang au Nigeria

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Ce n’est pas seulement au Sénégal qu’on peut noter une pénurie dans les banques de sang. Le Nigeria également connaît avec des conséquences dramatiques. Le taux de mortalité maternelle y est extrêmement élevé. 814 décès pour 100 000 naissances vivantes, dont 60%, sont causés par une hémorragie postpartum. Pour apporter une solution à ce grand problème, quoi de mieux que de mettre les technologies numériques au service de la santé ? C’est ce qu’a réussi LifeBank, une startup nigériane basée à Londres. Fondée en 2016, par une femme, Temie Giwa-Tubosun (photo), cette plateforme en ligne relie les hôpitaux aux banques de sang et celles-ci aux donneurs. Cela, dans le but de remédier aux problèmes d’approvisionnement et de logistique insuffisants, d’accroître l’accès au sang et de réduire le nombre de femmes nigérianes qui meurent de complications à l’accouchement.

« LifeBank fonctionne via une application mobile pour créer une communauté de donneurs de sang volontaires, ainsi qu’une plateforme de découverte sur laquelle les hôpitaux peuvent demander le sang dont ils ont besoin », explique son fondateur. « LifeBank livre le sang demandé en moins de 45 minutes, dans une chaîne du froid conforme aux normes de l’OMS pour la transfusion sanguine. Bientôt, nous en ferons de même pour d’autres produits médicaux essentiels, tels que l’oxygène, les vaccins et les médicaments rares. »

En effet, la startup utilise des données et une combinaison de technologies, telles que les téléphones mobiles, l’intelligence artificielle et la blockchain, pour aider les agents de santé à découvrir les produits médicaux essentiels. La distribution se fait ainsi en motos, et « nous livrons ces produits aux hôpitaux à temps et dans le bon état, en utilisant une logistique intelligente. » Actuellement LifeBank travaille avec 65 banques de sang dans l’État de Lagos, en attendant de s’étendre à d’autres États du Nigeria. Elle prévoit également de se déployer dans un autre pays africain, d’ici 2019.

Mouhamed KEBE

 

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