Genre et TIC : Le Sénégal peut mieux faire

Genre-TIC-Sénégal-Innovafrica

En matière d’égalité hommes-femmes dans les TIC, le Sénégal obtient un score de 54% à l’issue de l’audit réalisé, en 2016, par le ministère des Postes et télécommunications, en partenariat avec le Chapitre sénégalais de l’Internet Society (ISOC-SN). Sur les quatre sous-secteurs évalués, le constat est le suivant : Peut mieux faire.

ACCÈS A INTERNET ET AUTONOMISATION DES FEMMES

Dans cette étude de 2016 sur l’intégration du genre dans le secteur des TIC, le taux d’inégalité hommes-femmes avoisine les 30%. « En dehors de cette étude, les enquêtes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ou les autres sources de données ne permettent pas de renseigner cet indicateur », peut-on lire sur le document.

COMPÉTENCES ET ÉDUCATIONS NUMÉRIQUES

En 2016, 1 479 femmes ont été répertoriées dans le troisième cycle soit 31% de l’effectif des doctorants. Le recrutement du personnel d’enseignement et de recherche dans les universités encourage les candidatures féminines et a accru la représentation féminine dans cette profession qui est estimée à 379, soit 13%. Par ailleurs, note le bulletin d’évaluation, « il y a un faible taux de filles dans la filière technique. » Le rapport relève également que « 50% des écoles secondaires sont connectées à internet. »

CONTENUS ET SERVICES PERTINENTS POUR LES FEMMES

« Les informations sur les droits et services en matière de santé sexuelle et procréative des femmes et des filles sont disponibles mais pas exhaustives », renseigne l’audit. Quand elles existent, elles ne sont ni complètes ni faciles à exploiter via les services TIC. « Toutefois, ces informations sont faciles à comprendre si elles sont disponibles. »

SECURITE EN LIGNE

Le rapport note que « les organes chargés de la violence en ligne à l’égard des femmes existent : Commission nationale de cryptologie, Division spéciale de cyber sécurité du ministère de l’Intérieur, Plateforme spéciale de cyber sécurité de la Gendarmerie et la Commission des Données Personnelles (CDP). » Par exemple, à la CDP, 164 plaintes ont été enregistrées de 2014 à juin 2018 dont 34 en 2016. Toutes ces plateformes tiennent des statistiques désagrégées par genre.

Des recommandations au nombre de cinq sur « ce que le Sénégal doit faire pour surmonter la fracture numérique de genre » ont été formulées. Entre autres : intégrer le genre et les TIC dans la recherche annuelle, former les fonctionnaires gouvernementaux sur le genre et TIC, etc.

Cette étude fait suite au « Prix annuel GEM-TECH » de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et ONU-Femmes, reçu en 2015 par le ministère sénégalais des Postes et Télécommunications, dans la catégorie Gouvernance, politiques et élargissement de l’accès tenant compte des questions d’égalité hommes-femmes dans le secteur des TIC.

Related posts

Leave a Comment