Haut débit : un apport de 150 milliards de dollars à l’économie subsaharienne d’ici 2022.

Le haut débit fait son petit bonhomme de chemin en Afrique subsaharienne. Si les opérateurs télécom et les autorités compétentes lui faisaient hâter le pas, les économies du continent ne s’en porteraient que mieux. Allié au fort taux de pénétration de la téléphonie mobile, ils permettront de générer plus de 150 milliards de dollars de valeur ajoutée, d’ici les cinq prochaines années. Soit 8 % du PIB. C’est la dernière édition de la série de rapports Mobile Economy de la GSMA, publiée cette semaine, à Kigali, dans le sillage du Mobile 360 Africa, qui l’affirme : « D’ici 2022, le secteur devrait générer plus de 150 milliards de dollars (7,9% du PIB) de valeur économique du fait de la hausse de l’activité économique et de la productivité permises par ces nouvelles technologies. »  

En 2017, les technologies et services mobiles ont représenté 7,1% du PIB de l’Afrique subsaharienne, une contribution représentant 110 milliards de dollars de valeur économique ajoutée.

L’Afrique subsaharienne est la région au monde où la téléphonie mobile a crû le plus rapidement ces dernières années.

On compte actuellement 122 millions d’usagers du mobile banking (compte bancaire par téléphone). « Le saut technologique permis par l’internet mobile et surtout le haut débit pourrait révolutionner de nombreux secteurs, comme l’éducation, l’agriculture ou la médecine », indique le rapport. Les startups tech africaines n’ont d’ailleurs pas attendu pour investir le créneau. Déjà des centaines d’entres d’elles utilisent le mobile pour créer des solutions visant à relever les multiples défis du continent, et dans beaucoup de domaines.

Mohamed KEBE

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