INTERVIEW – JOELLE SOW, Co-organisatrice Planète Startups : « L’objectif de cet évènement est de développer des relations de business entre acteurs de l’écosystème entrepreneurial. »

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Co-organisatrice de la première édition de Planète Startups (Dakar, 26 juillet 2019), le conclave de l’écosystème entrepreneurial sénégalais, la Sénégalaise Joëlle Sow, co-fondatrice de Guty, une startup établie en France, espère faire de cet événement un rendez-vous annuel.

D’où est venue l’idée d’organiser l’événement Planète Startups ?

Ma startup (Guty, Ndlr) est établie à Toulouse, en France. Nous animons déjà des évènements de ce genre comme le Toulouse Startup Day, avec un programme de talks, tables rondes rencontres entre startups, pouvoirs publics, investisseurs, etc. En somme, nous essayons de réunir tout l’écosystème entrepreneurial à Toulouse.

Alors, nous nous sommes dit : pourquoi ne pas faire pareil à Dakar. Mais cette fois-ci, impliquer tout l’écosystème startup local. Donc, on a l’habitude De toute façon, c’est l’événement qui manquait ici à Dakar.

Quelles sont les attentes pour cette première édition ?

C’est de faire en sorte que des relations de business puissent se développer, pas seulement entre startups mais entres ces dernières et les entreprises, mieux entre tous les acteurs de l’écosystème numérique et entrepreneurial sénégalais.

Qu’elles n’hésitent pas à s’appuyer sur les startups locales pour développer leurs projets dans les parts de marché qu’elles reçoivent.

Peut-on dire, alors, qu’il n’existe pas de véritable écosystème entrepreneurial sans une collaboration entre startups ?

Pour créer un écosystème, il faut être partageur. C’est justement ce que nous voulions faire. Donc, nous voulions partager, impliquer les startuppers et entrepreneurs pour qu’ils se sentent encouragés, accompagnés. C’est pourquoi, nous nous sommes associés à SenStartup (regroupement de startups sénégalaises pour porter un plaidoyer, Ndlr), au CTIC, etc. Ce genre d’évènement contribuera donner plus d’écho à ces startups.

La transformation digitale dans la société, dans les entreprises semble balbutiante au Sénégal, même si elle paraît irréversible. Comment accélérer le processus ?  

Elle est balbutiante, mais elle est présente à tous les niveaux. L’Etat veut tout numériser. Il existe de plus en plus des applications pour presque tout : pour voyager, sortir, faire ses courses, etc. En Afrique, le Sénégal est à la pointe pointe. Il existe un fort potentiel. Maintenant, le problème est que les startups ont besoin de fonds, de se structurer, d’accompagnement, de suivi. C’est tout cela qui favorise le dynamisme d’un écosystème. Des choses sont en train de d’être mises en place pour les startups d’avoir des parcours d’excellence et leur permettre de scaler (réaliser le passage à une échelle supérieure, Ndlr).

Co-fondatrice de Guty, quel est le cœur de métier de votre startup ?

Guty a été fondé et propose de disrupter le monde du service. C’est à dire, nous proposons aux entreprises des startuppeurs à la place des consultants pour développer des projets dans une démarche exclusive. Guty sensibilise les gens aux TIC dans le but d’animer et fédérer les écosystèmes innovants. Je suis là pour contribuer aux échanges entre les entreprises innovantes et faire de Planète Startups le rendez-vous où tous les écosystèmes puissent se réunir pour discuter des enjeux et défis du secteur des startups et de l’entrepreneuriat au Sénégal.

Entretien réalisé par Amadou BA

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