Jeux vidéo mobiles en Afrique : Un marché estimé à 642 millions de dollars

Jeux-vidéo-mobiles-en-afrique-Yux-Innovafrica

L’agence de recherche et de design numériques Yux a publié une étude sur le marché prometteur des jeux vidéo mobiles en Afrique, afin d’inciter à la création de contenus locaux.

L’Afrique, avenir de l’industrie des jeux vidéo ? Pour l’instant, le continent ne représentant qu’1% du marché mondial pour un chiffre d’affaires de 310 millions de dollars. Mais, selon le cabinet d’audit PwC, l’Afrique pourrait constituer LE marché des jeux vidéos avec 642 millions de dollars de revenus d’ici 2021.

Pour accompagner les acteurs de ce secteur à mieux le cerner, Yux, une agence de recherche et de design numériques basée à Dakar et Abidjan a publié une « étude inédite » sur l’usage des jeux vidéos sur mobile sur le continent. Dans ce rapport qui détaille les opportunités et les potentialités de ce marché, Yux insiste sur la nécessité de créer des jeux mobiles avec du contenu africain.

Pour développer des jeux adaptés à l’Afrique, l’étude préconise, entre autres, de « créer du contenu adapté à la configuration urbaine ; de configurer des personnages en fonction du genre des joueurs. » C’est ainsi que, par exemple, 67 % des hommes choisissent un personnage masculin, tandis que 81 % des femmes préfèrent un personnage féminin. Ce à quoi s’est attelé Kayfo, qui a créé Da’Karrapid, un jeu de course populaire mettant en scène le folklore sénégalais. Le game studio basé à Dakar, et mis en place par Julien Herbin, un ex-developpeur d’Ubisoft, est également le créateur du jeu « Afro Juggle », sorti en Juillet 2019 au moment de la Coupe d’Afrique des nations.

En outre, renseigne l’étude de Yux, « il y aurait, aujourd’hui, 500 millions d’adeptes des jeux vidéos en Afrique contre 23 millions en 2014. » Cette croissance est portée par la démographie, car 60 % de la population en Afrique subsaharienne sont âgés de moins de 25 ans, en plus de la pénétration grandissante de l’Internet et la démocratisation des smartphones.

Cette étude a été rendue possible grâce à la collaboration avec Looka, une plateforme de collecte de données adaptée au marché africain.

Related posts

Leave a Comment