Journée de la femme digitale africaine : Des lauréates inspirantes  

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Premières femmes entrepreneures à recevoir le trophée Margaret qui consacre la Femme digitale africaine de l’année, et celui de Margaret d’honneur, les Camerounaises Arielle Kitio (deuxième à partir de la gauche) et Rebecca Enonchong (à droite sur la photo) n’ont pas caché leur fierté d’être ainsi distinguées lors de la première édition de la Journée de la femme digitale tenue en terre africaine de Dakar, au Sénégal. Et ainsi susciter des vocations chez les jeunes filles.

« Au-delà de la fierté, il s’agit de présenter à nos petites sœurs des role models, afin de susciter des vocations », a expliqué, ce 13 juin 2019, dans la capitale sénégalaise, Rebecca Enonchong, lors de la conférence de presse officielle de la Journée de femme digitale africaine.

Selon la fondatrice d’Apps Tech, par ailleurs business angel, « l’événement a revêtu une grande importance dans la mesure où il s’est agi de montrer que les femmes peuvent réussir dans les métiers du numérique. » Mieux, a-t-elle ajouté, pour coller au thème de la Journée de la femme digitale africaine, « il s’est agi de dire aux jeunes filles qu’elles sont capables de changer leur monde…,le monde. »

Sa propre trajectoire en est une parfaite illustration. Personnalité incontournable de l’écosystème numérique africain, fondatrice d’incubateurs pour les startups ouest-africaines, membre du conseil d’administration de la fondation Salesforce, l’un des principaux éditeurs de logiciels, et du comité consultatif numérique du département du Développement international du Royaume-Uni, elle participe également aux groupes de travail des Nations unies sur l’éducation des femmes et l’accès aux technologies.

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Femme influente et « Reine du code »

Pourtant, quand celle qui a fait partie du classement 2018 des 50 Africains les plus influents, établi par le magazine Jeune Afrique, s’est intéressée au numérique à la fin des années 1990, elle n’avait pas de modèle sur qui prendre exemple. Contrairement à la jeune garde qui peut compter sur elle comme exemple à suivre. C’est notamment le cas d’Arielle Kitio, sa compatriote, lauréate du premier Margaret de la Femme digitale africaine.  Surnommée la « Reine du code informatique au Cameroun », la doctorante en Génie logiciel de 26 ans, est la fondatrice de Caysti – Cameroon Youth School Tech Incubator-, un centre d’éveil technologique pour les enfants entre 6 et 15 ans. Lancé en 2017, le centre initie se pensionnaires au codage, à la robotique, et, cerise sur le gâteau dans leur langue native qui va du français au haoussa, en passant par le wolof. Pour elle, elle le Prix de la Femme digitale africaine de l’année, loin d’être une consécration, constitue plutôt une responsabilité, car pouvant être source d’inspiration pour d’autres jeunes filles. C’est dire que la lauréate de l’Award Tech Women 2016 décerné par le Département d’État américain a plus que jamais la tête sur les épaules. Aujourd’hui, elle se fixe comme objectif de former 100 000 jeunes à l’horizon 2020. Une ambition qui cadre parfaitement avec celle de l’organisatrice de la Journée de la femme digitale, Delphine Rémy-Boutang (à gauche sur la photo), pour qui, cet événement à Dakar vise à « démocratiser le digital et célébrer des roles models et toutes ses femmes venues partager leur réussite afin de susciter une émulation auprès de leurs congénères. »

Amadou BA

Voir également :

Sénégal : « L’Etat commence à s’intéresser à l’écosystème numérique »

Le Sénégal va accueilli la première édition de la Journée de la femme digitale africaine

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