« Le déploiement généralisé des TIC en Afrique peut aider les entreprises à grandir et à créer plus d’emplois au profit de tous » (Rapport Banque mondiale)

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Dans une étude récente, publiée en juillet 2019, la Banque mondiale donne des pistes que les Etats d’Afrique subsaharienne puissent tirer profit des technologies numériques.

Dans la continuité du « Rapport sur le développement dans le monde 2019 », la Banque mondiale en a publié un nouvel autre. Intitulé The Future of work in Africa : Hernessing the potential of digital technologies for all, l’organisme onusien indique « la voie singulière qui pourrait s’ouvrir devant les pays d’Afrique subsaharienne si leurs gouvernements et leurs entreprises parvenaient à exploiter au mieux les technologies digitales. » C’est ainsi que l’étude met en évidence une condition préalable indispensable ; la mise en place de politiques publiques et d’investissements porteurs.

Selon Mark Dutz, économiste principal à la Banque mondiale et l’un des auteurs du rapport, « c’est précisément en raison de la spécificité des difficultés auxquelles sont confrontés la plupart des pays africains par rapport aux autres régions du monde, notamment une moins grande utilisation productive des technologies et un sous-emploi plus important, que la progression de l’adoption numérique pourrait avoir une incidence positive sur ces économies. »

En effet, indique le rapport, les technologies numériques recèlent cependant un potentiel particulier pour l’Afrique subsaharienne.

Ainsi, « le déploiement généralisé des technologies numériques peut aider les entreprises à grandir et peut, surtout, créer plus d’emplois au profit de tous, et pas seulement de quelques privilégiés. Mais ce potentiel ne se matérialisera pas si les pouvoirs publics n’ont pas auparavant mis en place un environnement favorable pour les entreprises », a déclaré Dutz. 

Cela passe, entre autres, par l’amélioration de la vitesse des connexions internet qui se traduit par une hausse des taux d’emploi non seulement chez les diplômés de l’université, mais aussi parmi ceux qui ne possèdent qu’un niveau d’instruction secondaire voire primaire.

Et la Banque mondiale de lister un certain nombre de recommandations essentielles à l’intention des pouvoirs publics : veiller à ce que les infrastructures numériques soient disponibles et d’un coût abordable pour tous — pour les habitants des zones rurales comme pour les citadins et pour toutes les catégories de population — en mettant en place des réglementations qui stimulent la concurrence, soutiennent l’accès universel et promeuvent l’intégration transfrontalière en vue d’agrandir les marchés, fournir des infrastructures physiques complémentaires (comme une alimentation électrique fiable), soutenir les inventeurs et les entrepreneurs dont les pays ont besoin pour mettre au point les outils qui permettront de mettre à niveau les compétences des travailleurs peu qualifiés aux postes qu’ils occupent et d’accomplir les nouvelles tâches que rendra possible la diffusion de nouvelles technologies, etc.

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