Le numérique, une des clés de la relance économique en Afrique subsaharienne (Etude Banque mondiale)

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Pour une reprise  de la croissance qui a connu un repli en 2018, l’Afrique subsaharienne doit davantage miser sur le numérique, estime la Banque mondiale dans la dernière édition d’Africa’s Pulse.

Dans la nouvelle édition d’Africa’s Pulse publiée ce 8 avril 2019, la Banque mondiale note un fléchissement de la croissance en Afrique subsaharienne, qui passe de 2,7 % en 2017 à 2,3 % en 2018. Selon le rapport, la grande cause de ce repli est à chercher dans « la fragilité des économies ». Pour améliorer la situation, « la révolution digitale constitue une solution de croissance et de création d’emplois », estime Gérard Kambou, économiste principal et auteur d’Africa’s Pulse.

Mieux, explique Albert Zeufack, économiste en chef de la Région Afrique, « la transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an. »

Donnant l’exemple de pays d’Afrique anglophone, notamment le Nigeria, Kambou note que dans ce pays, « la productivité agricole a connu une hausse grâce aux solutions digitales de type Uber qui permettent de louer et de payer un tracteur via le mobile. »

Avec un nombre croissant d’emplois crées, un meilleur accès au marché et aux services, dans des pays vastes et fragiles comme le Mali ou le Niger, le numérique offre ainsi de réelles opportunités dans quasiment tous les secteurs : capital humain, santé, éducation, finance, etc. C’est conscient de ce potentiel que la Banque mondiale a octroyé un appui budgétaire de 180 millions de dollars au Sénégal pour le développement du secteur numérique, a indiqué Julio Ricardo Loayza (photo), économiste principal du bureau de la Banque mondiale au Sénégal

Amadou BA

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