Le Sénégal crée cinq ISEP pour faciliter l’insertion professionnelle de ses bacheliers

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Le Sénégal fait face à une faiblesse remarquable des effectifs d’apprenants dans les filières professionnelles technologiques et un déséquilibre dans les niveaux de formation. Face à ce constat, le président de la République Macky Sall, avait décidé de l’ouverture de nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) dès cette année académique 2019-2020. Ce qui porte le total à cinq, en attendant le maillage de tout le territoire national à l’horizon 2022.

A travers une directive en date du 14 août 2013, le chef de l’Etat sénégalais avait demandé de « réorienter le système d’Enseignement supérieur vers les sciences, la technologie, les formations professionnelles courtes. » Ce qui s’est traduit, entre autres, par le projet de déploiement progressif, dans toutes les régions du Sénégal, des Instituts supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP), sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESRI).

Après celui de Thiès, créé le 5 mai 2012 et est opérationnel depuis le 8 janvier 2013, les ISEP sont passés à cinq lors du Conseil des Ministres du mercredi 25 mai 2016 qui a entériné la création de ceux de Bignona, Diamniadio, Matam et Richard Toll.

Le coût total de ces cinq nouveaux ISEP s’élève à 29 milliards de francs CFA, financé par l’Etat du Sénégal, à travers Budget consolidé d’Investissement du Sénégal (BCI), la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA).  Le projet d’extension de l’ISEP de Diamniadio sera financé, dans une seconde phase, grâce à un partenariat public-privé, pour un montant de 11 milliards de FCFA.

Le projet pédagogique des ISEP s’appuie sur l’approche par les compétences (APC) et débouche sur le Diplôme supérieur d’enseignement professionnel (DiSEP) de niveau Bac+2, avec une alternance étude – lieu professionnel.

Selon la spécificité de la zone d’implantation, les domaines de formation vont des métiers de l’agriculture, du développement durable, des mines, des sciences et des TIC, etc.

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Phase 1 : Thiès, Diamniadio, Richard-Toll, Bignona, Matam

Phase 2 : Mbacké, Kédougou, Louga (ou Dahra), Bakel, Kolda (ou Vélingara), Gossas

Phase 3 : Marsassoum (ou Sédhiou), Kaffrine (ou Koungheul), Nioro du Rip

Par une démarche innovante, les ISP visent à promouvoir l’accès équitable des jeunes (filles et garçons) bacheliers du Sénégal à une formation supérieure favorable à leur insertion professionnelle ; constituer un levier de la croissance économique et du développement socio-culturel du Sénégal à travers le développement de la science de la technologie et de l’innovation. De plus, il s’agit de faire converger les préoccupations du monde de l’entreprise et celles du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en apportant une solution au problème de la massification des étudiants et au manque d’infrastructures dans les universités.

A terme, chaque sortant des ISEP acquiert des compétences spécifiques à un métier (70%), des compétences transversales (20%) et des compétences connexes (10%) lui permettant de travailler et d’évoluer dans un large éventail d’activités complexes et dans des contextes variés. Car le modèle des ISP, axé sur huit points, constitue un gage de résultats probants pour un système d’enseignement qui donne une large place à l’insertion professionnelle.

Le déploiement futur des autres ISEP, à l’horizon 2022, sur toute l’étendue du territoire Sénégalais, se fera selon une chronologie et une programmation fixée par le MESRI.

Amadou BA

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