L’interopérabilité des services financiers numériques dans l’Uemoa prévue en juin 2020

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L’interopérabilité des services financiers numériques dans la zone Uemoa sera effective en 2020, assure la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans un communiqué (Bceao).

 L’interopérabilité des services financiers numériques dans l’Uemoa sera bientôt une réalité. Démarré en avril 2017, le projet est bien avancé. Mieux le lancement de la plateforme est prévu en juin 2020. « Cette plateforme régionale, qui sera mise en place en 2020, permettra les échanges de compte à compte – quelque soit le type, notamment les comptes bancaires et les comptes de monnaie électronique ; l’intégration de tous les acteurs, des instruments et canaux de paiement utilisés, ainsi que la mutualisation des efforts autour de la plateforme monétique du Gim-Uemoa », indique un communiqué de la Bceao.

Cette mesure a été prise lors d’une concertation de quatre jours sur le projet d’interopérabilité des services financiers numériques dans la zone, au siège de la Beceao, à Dakar,

Par groupes thématiques, l’étude de la maturité du marché, les progrès et les attentes de l’écosystème en matière d’interopérabilité ont été présentés lors des travaux en ateliers. Un plan de déploiement a été adopté, qui prévoit une démarche graduelle avec, dans une première phase, le lancement des services de base constitués des transferts de compte à compte et des paiements marchands.

La concertation a également permis de définir le niveau de tarification de l’inter change, pour les transactions de transferts entre les comptes de monnaie électronique.

« Ce nouveau système d’interopérabilité des services financiers digitaux viendra compléter et enrichir les infrastructures financières de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité, sûrs et à coût abordable », peut-on également lire dans le communiqué.

La rencontre a enregistré la présence d’une centaine de participants, des banques, des systèmes financiers décentralisés, des établissements de monnaie électronique, des services financiers de la Poste, des Trésors publics nationaux, des Autorités de régulation des télécommunications ainsi que des représentants de la Banque africaine de développement (Bad) et de la Fondation Bill & Melinda Gates.

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