Monnaie mobile : l’Afrique subsaharienne concentre 49% des transactions dans le monde

Avec plus de 690 comptes enregistrés à l’échelle mondiale, la monnaie mobile est devenue la principale plateforme de paiement pour l’économie digitale dans beaucoup de marchés émergents, selon Victor Bérenger, spécialiste du secteur.

« L’Afrique subsaharienne est depuis longtemps l’épicentre de la monnaie mobile, et la croissance dans cette région ne montre pas de signe de ralentissement. C’est le cas en particulier en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, deux régions tirées par une forte croissance dans des pays tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Cameroun. » C’est le constat qui ressort de l’étude par M. Victor Bérenger du dernier rapport du GSMA (2017) : « Le secteur de a monnaie mobile ».
D’après le dernier rapport du GSMA consacré à la monnaie mobile, la valeur totale des transactions en Afrique subsaharienne a augmenté de 14,4 % pour atteindre 19,9 milliards de dollars en 2017, avec une progression de 10,5 % en Afrique de l’Ouest et de 72,6 % en Afrique centrale. L’Afrique subsaharienne compte pour 49,1 % des transactions monnaie mobile en valeur.
Le plus gros marché en Afrique subsaharienne est l’Afrique de l’Est avec 13,2 milliards de dollars de transaction en 2017, en hausse de 10,5 %, suivi de l’Afrique de l’Ouest, à 5,3 milliards de dollars, en progression de 15,2 %. Suivent ensuite l’Afrique centrale à 1,2 milliard de dollars, en augmentation de 72,6 %, puis l’Afrique australe à 123,4 millions de dollars (+17,9 %).
Le GSMA représente les intérêts des opérateurs mobiles à l’échelle mondiale. Selon son dernier rapport, « le secteur de la monnaie mobile traite désormais 1 milliard de dollars par jour et génère des revenus directs de plus de 2,4 milliards de dollars par an. » Avec plus de 690 comptes enregistrés à l’échelle mondiale, la monnaie mobile est devenue la principale plateforme de paiement pour l’économie digitale dans beaucoup de marchés émergents.

Amadou BA

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