Politique fiscale : La numérisation ferait gagner 50 milliards de dollars par an à l’Afrique

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D’après le Rapport économique sur l’Afrique, le rapport-phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), « la numérisation des économies africaines pourrait accroître la mobilisation des recettes de 6 % » pour l’économie du continent.

La numérisation du système fiscal permettrait aux contribuables et aux pays africains d’économiser jusqu’à 50 milliards de dollars par an d’ici à 2020.  C’est ce qui ressort du Rapport économique sur l’Afrique. Mieux, estime l’étude-phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), « les pays africains peuvent accroître les recettes de l’État de 12% à 20 % en adoptant un cadre politique qui renforcera la collecte des recettes, notamment grâce à la numérisation des économies africaines. »

En effet, la numérisation peut élargir la base fiscale en permettant d’identifier les contribuables et en les aidant à respecter leurs obligations fiscales. En améliorant les déclarations d’imposition et la gestion des impôts, elle donne à l’État la possibilité de mobiliser davantage de recettes.

« L’Afrique doit numériser ses économies, élargir sa base fiscale, empêcher la détérioration de ses recettes fiscales et l’augmentation de sa dette, et viser un taux de croissance à deux chiffres pour atteindre les Objectifs de développement durable de l’ONU d’ici à 2030, ainsi que les objectifs de l’Agenda 2063 de l’ONU », peut-on lire dans le rapport publié dans le sillage de la Conférence annuelle des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA– COM2019 (20-26 mars, Marrakech). Globalement, en Afrique, les recettes de l’État sont insuffisantes pour financer le développement, regrette la CEA.

Fatou K. WADE

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