Semaine de l’entreprenariat : Les acteurs peaufinent une cartographie de l’écosystème entrepreneurial sénégalais

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Lors de l’Ecosystem Mapping Workshop, une des activités phare de la Semaine de l’entreprenariat au Sénégal (18-24 novembre 2019), le mot « collaboration » est revenu tel un leitmotiv, au cours de la rencontre qui avait pour but de discuter de la production, sous peu, d’une cartographie claire du microcosme entrepreneurial et numérique sénégalais.

Rien qu’a voir l’intitulé du thème général – « Un écosystème fort par tous et pour tous », l’objectif de la Semaine de l’entreprenariat se décline de lui-même. « Il s’agit d’un mélange des forces, de favoriser les échanges, créer des synergies et élargir les horizons », explique Mme Fatim Niang Niox. Pour la directrice exécutive de l’incubateur panafricain JokkoLabs, les acteurs de l’écosystème numérique et entrepreneurial, ici comme ailleurs, « doivent s’inculquer et inculquer l’esprit collaboratif » autour d’eux, comme le cultivateur semant des graines portant la promesse de fruits abondants. Donc…pour tous, pour épouser la thématique.

La collaboration est une valeur et les nombreux participants, des femmes pour la plupart l’ont semble-t-il bien adoptée. Mme Ramatoulaye Fall, project manager au British Council de Dakar l’a rappelé : « Cet atelier est le fruit d’une collaboration entre différents partenariats pour produire une map (une carte, Ndlr) de toutes les organisations qui supportent les entrepreneurs sénégalais. Cet élan de synergie offrira une meilleure visibilité de l’écosystème afin de mieux accompagner les startupers. Ce qui permettra de créer plus de valeurs, une grande employabilité des jeunes et des femmes, et un écosystème pour tous. »  

Un Who’s Who de l’écosystème prévu en janvier 2020

Aujourd’hui, beaucoup d’incubateurs, de hubs, d’espaces de co-working, etc. sont créés. Et ce ne pas parce que le jargon des startups est truffé de noms d’animaux (licorne, pentacorne, zèbre, etc.) que l’écosystème entrepreneurial doit s’apparenter à une jungle.

Pour Eva Sow Ebion, co-fondatrice de Kinaya Ventures, une plateforme d’open innovation et un accélérateur de startups, « il s’agit de structurer tout cela pour aider les startups à mieux répondre à la demande des entreprises en termes de compétences, de profils. Il faut que l’on sache la méthodologie proposée par ces incubateurs, l’expertise de ces accélérateurs. Cartographier les capacités de ces différents acteurs, l’expertise qu’ils offrent aux entreprises permettra à un entrepreneur, qu’il soit au soit au stade d’idéation, de quel le hub en face qui lui apportera la meilleure réponse, en tout cas le support technique, financier ou méthodologique le plus adéquat à son parcours ou son activité. »

Le document devrait être produit à partir de janvier 2020. Le travail avait déjà démarré avec celui sur le SenStartup Act, une proposition de loi déjà adoptée en Conseil des ministres pour soutenir les startups sénégalaises. « Nous espèrons que tous les acteurs participeront et fournirons les informations qui documenteront la map. »

Amadou BA

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