Sénégal : Facebook intègre les langues africaines dans sa lutte contre les fake news

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Désormais, les utilisateurs africains peuvent vérifier la véracité ou non d’une information diffusée sur Facebook, dans les langues nationales : wolof, swahili, zoulou, etc.

Facebook a annoncé un partenariat avec la société de vérification des faits, Africa Check, pour apporter un soutien linguistique local en Afrique à son programme tiers de vérification des faits. Le géant américain des réseaux sociaux entend ainsi partir en guerre contre les fake news sur le continent. Le caractère inédit de cette trouvaille réside dans l’utilisation des langues africaines. Ces langues comprennent le yoruba et le Igbo du Nigéria, le swahili du Kenya et le wolof du Sénégal.

En Afrique du Sud, le réseau social vérifiera les informations en zoulou, sotho, sotho du nord, setswana, ndebele du sud et afrikaans.

« Le programme analyse l’exactitude des informations et autres informations sur Facebook, en veillant à ce que les utilisateurs n’absorbent ni ne diffusent de la désinformation », indique un communiqué.

Africa Check, premier organisme indépendant de fact-checking du continent, a pour activité principale la vérification des informations diffusées, en Afrique, dans les débats publics et les médias.

« Nous continuons à faire des investissements importants pour lutter contre la propagation de fausses nouvelles sur notre plateforme, tout en construisant des communautés solidaires, sûres, informées et inclusives », a déclaré Kojo Boakye, responsable des politiques publiques en Afrique pour Facebook.

Selon Samba Dialimpa Badji, rédacteur en chef d’Africa check francophone, «Pour Africa check en français, on va s’intéresser de plus en plus aux publications Facebook en wolof. Aujourd’hui au Sénégal, on voit beaucoup de posts qui sont faits dans les langues nationales, que ce soit des posts vidéos ou des posts écrits. »

Cette initiative aidera le réseau social, véritable nid de fasses nouvelles, à améliorer sa capacité à vérifier les informations dans les langues africaines locales.

Critiqué un peu partout dans le monde à cause des scandales répétitifs l’impliquant au haut point, Facebook lustre tans bien que mal son image en Afrique.

Hawa THIAM

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