SENEGAL : Le chapitre national d’ISOC outille les acteurs du numérique aux techniques de la négociation multipartite

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En marge de la signature du Protocole d’accord entre le ministère des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes et Internet Society, le chapitre sénégalais a organisé deux jours de formation (30 novembre et 1er décembre 2018) sur les techniques de la négociation multi-acteurs dans la gouvernance collaborative pour la sécurisation de l’Internet des objets (IdO) au Sénégal.  Reportage.

Des élèves de terminale en répétition avant le bac ? Non. Des étudiants qui planchent en groupe sur un de ces travaux pratiques laborieux dont certains profs ont le secret ? Vous n’y êtes toujours pas. A s’y méprendre, le décor, l’atmosphère studieuse, une prof, tout ici renvoie à une, plutôt deux salles de classe. Sauf que ces apprenants d’un autre genre sont constitués d’agents d’organismes publics et privés, ingénieurs télécoms ou informaticiens, régulateurs, décideurs, etc. de l’écosystème numérique sénégalais.

Et l’épreuve qui triture leurs méninges a pour intitulé : La gouvernance collaborative pour la sécurisation de l’Internet des objets (IdO) au Sénégal. Réunis dans le cadre d’une session de formation de deux jours, il s’agissait de les outiller pour pouvoir conduire efficacement des discussions et des négociations multipartites dans le domaine des IdO (IoT, en anglais).  Selon la présidente du chapitre Sénégal de l’Internet Society (ISOC), Mme Ndèye Maimouna Diop, « la formation s’inscrit dans le cadre du lancement de la nouvelle initiative de l’Isoc concernant l’utilisation du modèle multi parties prenantes pour la définition des politiques. Pour le cas du Sénégal, nous avons choisi la thématique de la + Sécurité de l’Internet des Objets + avec comme boussole l’approche d’une gouvernance collaborative. »

Mansour Faye est agent de l’administration pour la conduite du projet du Parc technologique de Diamniadio, conduit par le ministère sénégalais en charge des télécommunications, des postes et de l’économie numérique. Pour cet ingénieur des télécoms, « cette formation est importante dans la mesure où elle nous plonge dans la réalité des négociations dans le secteur des technologies, notamment de l’Internet des objets. »

IoT-Modèle multipartite-Initiative-ISOC

Participant : « Je comprends mieux les rouages de la négociation. »

Selon lui, « l’ensemble des problématiques et des questions que les acteurs de l’écosystème numériques sénégalais voulaient comprendre ont été prises en compte dans le cadre de cette session de formation. » Il en veut pour preuve, le concept de multi-acteurs ou multipartites « qui est désormais très bien compris par tous les participants. » Parmi eux : Aissatou Diallo. Foulard sur la tête, cette ingénieure informaticienne ne dit pas le contraire. « Je comprends mieux les rouages de la négociation. Grâce à cette formation, je peux affirmer être maintenant prête à prendre part à des échanges multi-acteurs. » Ses attentes portaient sur « l’acquisition de nouvelles connaissances sur la gouvernance collaborative ; savoir comment négocier et prendre en compte les avis des autres parties prenantes, les points en prendre en compte en partant négocier, etc. Et cette formation m’a vraiment permis de comprendre. » Pour les participants, la méthode pédagogique utilisée par la formatrice Fiona Asonga de Global Gouvernance, y est pour beaucoup. « Par le biais de beaucoup d’exercices pratiques où il nous fallait simuler des situations réelles de négociations, je suis sûre que les connaissances apprises pour résoudre des cas de blocage dans les discussions multipartites seront partagées et répercutées dans nos différents milieux professionnels », explique Mme Sarr Rufina Dabo, la chargée de communication du chapitre sénégalais d’Internet Society.

En effet, selon Jean-Jacques Ntab, « cette session de formation avait pour objectif de permettre aux différents participants de comprendre les contours d’une négociation sur la sécurité des objets connectés, dans le cadre du projet pour la politique de la sécurité de l’Internet des objets au Sénégal. » secrétaire « Elle s’inscrit dans le cadre des projets d’ISOC ayant pour but d’élaborer des politiques consensuelles dans les pays », renseigne le général-adjoint d’ISOC-Sénégal. Outre le Sénégal, le Canada et les Philippines constituent les trois premiers pays-pilotes.  Ainsi, au sortir de ces soixante-douze heures de cours, les propos des participants peuvent être résumés, selon Etienne, l’un deux, en un mot : « satisfécit ».

Amadou BA

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